Fonds obligataires: bilan du 3e trimestre 2012

Après avoir marqué une pause au 2e trimestre, les marchés obligataires font un retour en force et entérinent leur progression depuis le début de l’année.

Mara Dobrescu 04.10.2012

Plébiscités par les investisseurs depuis le début de l’année 2012, les fonds obligataires ont pleinement profité de la bouffée d’air apportée par les annonces de la BCE au 3e trimestre. Même si les marchés restent pessimistes sur une reprise de la croissance dans la zone euro, les assurances données par Mario Draghi que la BCE se tenait  « prête à faire tout ce qu’il faudra pour sauver l’euro » semblent avoir suffi à éloigner le spectre d’une crise systémique. Les craintes d’un éclatement de la zone euro, omniprésentes en 2011, semblent s’être graduellement apaisées. Dans ce contexte, les pays périphériques ont graduellement vu leurs « spreads » (le différentiel de taux par rapport aux taux allemands, considérés comme représentatifs de l’actif « sans risque ») se resserrer. Perçue comme la grande gagnante de l’opération, l’Italie a ainsi vu ses taux à 7 ans baisser fortement de 5,9% à 4,4% sur le trimestre.

L’effet positif du rallye des obligations souveraines italiennes s’est aussi fait sentir sur l’univers des obligations de la zone euro indexées sur l’inflation, dont l’Italie représente environ un tiers du gisement. La bonne performance des « points morts d’inflation » italiens - la différence entre le rendement des obligations classiques (taux nominal) et celui des obligation de même maturité, indexées sur l’inflation (taux réel) - a ainsi fortement tiré vers le haut la catégorie des fonds d’obligations indexées sur l’inflation, qui ont largement surperformé les obligations nominales. Ainsi, la catégorie Obligations Gouvernementales EUR indexée sur inflation a délivré 4,1% en moyenne, contre 3,2% pour sa version non indexée. Tous les pays n’ont cependant pas bénéficié dans la même proportion de l’amélioration des conditions de liquidité. Tandis que l’Irlande a vu son taux à 10 ans passer de 7,1% en juin à 5,9% en août 2012, les taux espagnols n’ont baissé que légèrement (de 6,3% à 5,9%), de même que les taux portugais (de 10,5% à 9%). Le gouvernement espagnol peine notamment à rester crédible sur la bonne application des nouvelles mesures d’austérité dans un contexte de mécontentement social grandissant.

Le trimestre a aussi entériné la progression spectaculaire du crédit et en particulier du « high-yield » européen, entamée depuis le début de l’année. L’engouement des investisseurs pour cette classe d’actifs ne se dément pas : dans un contexte de taux historiquement bas et de rendements monétaires convergeant vers zéro, la soif de rendement conduit de plus en plus d’investisseurs à se tourner vers ce type de placement plus rémunérateur, et les nouvelles émissions trouvent globalement un accueil très favorable, notamment celles du secteur financier (Delta Lloyd, Wells Fargo, JP Morgan au cours du 3e trimestre 2012). Les financières ont été en effet les principales bénéficiaires de l’amélioration des conditions de marché sur le crédit, et la plupart des gérants qui avaient parié sur ce secteur, malmené en 2011, ont plus que récupéré leurs pertes cette année.

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A propos de l'auteur

Mara Dobrescu

Mara Dobrescu  est analyste Fonds chez Morningstar France

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