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Coronavirus ou pas, les défis économiques de long terme sont les mêmes

Les forces déflationnistes à l’œuvre avant la crise sont toujours là après.

Jocelyn Jovène 18.05.2020
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L’émergence du coronavirus a provoqué une prise de conscience de l’urgence de traiter un certain nombre de défis avec plus de proactivité qu’avant la crise, en particulier l’enjeu du changement climatique.

Mais le coronavirus n’a fait qu’amplifier une prise de conscience de défis qui étaient là bien avant son émergence.

Que l’on parle de défis liés au vieillissement démographique, aux questions de surendettement, de creusement des inégalités ou de la crédibilité de l’action publique, et donc à la permanence des modèles d’organisations démocratiques des pays développés – tous ces sujets n’ont en fait été qu’amplifiés par le coronavirus.

Pour certains économistes, comme Véronique Riches-Flores de RF Research, la réponse à ces défis majeurs et structurels relève de « l’impulsion des Etats, lesquels devront définir des objectifs clairs de politiques structurelles compatibles avec les contraintes en présence et leurs engagements. »

En l’occurrence, « il s’agira d’aller plus loin et plus vite que ce que préconisait la COP-21, afin de se donner la capacité de reprendre la main sur les tendances climatiques de long terme et de mobiliser des efforts à la hauteur des besoins considérables de restauration des sources d’activité et d’emplois. »

Ces projets devront faire l’objet d’un financement qui sera essentiellement assuré par les banques centrales. En d’autres termes, le « bilan des banques centrales sera amené à atteindre des proportions inédites qui, pour être légitimes, devront s’inscrire dans le cadre démocratique défini par les gouvernements », ajoute l’économiste dans une note datée du 8 mai (« Surendettement, vieillissement, climat : une et une seule préconisation politique »).

La crise du coronavirus a provoqué à la fois un choc d’offre et de demande, qui s’est traduite par une perte de croissance potentiel.

Dans plusieurs secteurs d’activité, on a du mal à entrevoir un retour à l’avant Covid-19 avant deux ans (cas du transport aérien).

Mais tous les secteurs d’activité ne sont pas affectés de la même façon.

A court terme, cette crise a nécessité une intervention rapide et massive des pouvoirs publiques (déficits publiques, expansion du bilan des banques centrales). Par la suite, des plans de relance seront nécessaires et vont un peu plus dégrader la situation financière de nombreux Etats.

Les conséquences pour les marchés financiers, en particulier, obligataires sont difficiles à imaginer.

Une chose semble certaine. Les besoins de financement des Etats vont croître dans des proportions insolites et extraordinaires. La tâche pour les gérants obligataires n’en sera que plus difficile.

 

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A propos de l'auteur

Jocelyn Jovène

Jocelyn Jovène  est le rédacteur en chef de Morningstar France.