Comment bien utiliser la part active

Les principaux facteurs à prendre en compte lors de l'utilisation de la part active dans la sélection de fonds.

Un principe fondamental gouverne la gestion de fonds : les fonds gérés de manière active doivent se différencier de leur indice de référence s'ils veulent surperformer ces derniers après commissions. La part active, qui mesure cette différence, peut aider les investisseurs à évaluer le degré de gestion active au niveau du portefeuille.

Néanmoins, les investisseurs qui recourent à la part active dans le cadre de leur sélection de fonds doivent connaître ses propriétés et ses limites. Voici les facteurs les plus importants que les investisseurs doivent prendre en considération lorsqu'ils utilisent la part active :

  • La part active donne des informations sur un seul aspect de la gestion active. Le degré de gestion active au niveau des actions est une chose, mais les paris factoriels peuvent aussi servir à s'écarter de l'indice de référence. Des critères comme R², l'erreur de suivi, le biais de style ou la concentration du portefeuille peuvent être également utilisés pour évaluer la gestion active. C'est pourquoi nous recommandons d'utiliser la part active en association avec d'autres instruments de l'analyse des fonds, afin de pouvoir effectuer une évaluation solide du degré de gestion active.
  • La part active ne mesure que la proportion des actifs d'un fonds investis d'une manière différente de l'indice de référence. Elle ne dit rien sur la prudence de ces divergences par rapport à l'indice.
  • La part active n'est significative que pour les fonds long-only qui n'investissent pas dans des produits dérivés, d'autres fonds ou des ETF.
  • Le niveau de part active est fortement dépendant de l'indice de référence retenu. Les indices de référence peuvent varier par le nombre de leurs composants, leur mécanisme de pondération et la concentration de leurs participations. Une part active élevée peut donc être signe d'une gestion active, mais elle peut également refléter le choix d'un indice de référence inapproprié.
  • Si l'indice de référence choisi est adéquat, un niveau élevé de part active peut signaler un biais ou une dérive de style au sein du portefeuille, ce qui peut exposer les investisseurs à des facteurs de risque involontaires ou indésirables. Ainsi, nous avons découvert qu'une augmentation de la part active s'accompagnait d'une augmentation de l'exposition à de plus faibles capitalisations boursières. Il peut donc être utile d'augmenter la part active au moyen d'une analyse de style fondée sur les rendements, qui mesure plus précisément la sensibilité d'une stratégie aux facteurs, laquelle n'est pas nécessairement reflétée par une approche fondée sur les positions.
  • La construction de l'indice influe sur le niveau de la part active. En fonction des contraintes de risque, un gérant de portefeuille qui prend pour référence un indice très concentré comme le MSCI Europe/Energy peut très bien devoir inclure des valeurs de premier plan comme Total. La règle OPCVM des 10/40, qui limite la taille des positions d'un gérant à 10 % au maximum (et prévoit que seuls 40 % au maximum des actifs d'un fonds peuvent être investis dans des positions comprises entre 5 et 10 %), peut aussi restreindre la capacité du gérant à formuler une opinion positive à l'égard d'une action ou, à l'inverse, le forcer à sous-pondérer les valeurs de premier plan de l'indice.
  • La part active mesure le degré de gestion active d'un portefeuille à un moment précis. Bien que les niveaux de part active restent assez stables dans la durée pour la plupart des fonds, un changement de gérant ou de stratégie peut aboutir à de fortes modifications de la part active. L'état du marché et la situation des entreprises semblent également influencer la détermination des gérants de portefeuille à prendre des paris actifs.
  • La part active augmentant, la dispersion des performances relatives annualisées, de l'écart-type, des pertes maximales et de l'erreur de suivi s'accroît aussi. Des portefeuilles présentant un même niveau de part active peuvent afficher des degrés différents de performance relative et de risque. Par conséquent, la part active ne suffit pas à produire de l'alpha, et les investisseurs doivent donc élargir leurs recherches pour trouver des fonds de qualité supérieure.

 

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A propos de l'auteur

Jeffrey Schumacher, CFA  is fondsanalist bij Morningstar Benelux

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