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Les fonds de pension et banques face au changement climatique

Selon une étude, la majorité des fonds intègrent le changement climatique dans leur processus de gestion des risques. Toutefois, il y a des éléments de faiblesse.

Valerio Baselli 21.04.2016
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Les défis environnementaux, en particulier le changement climatique, auront un fort impact sur nos vies. La gestion d'actifs et l’allocation du capital n’y échappent pas. La bonne nouvelle est que les grands investisseurs institutionnels semblent être au courant. Au moins selon un récent sondage parrainé par Cometa, le plus grand fonds de pension italien, et réalisé par la société de recherche Vigeo.

Selon l’étude, menée en 2015, 23 des 40 premières banques mondiales (58%) se disent prêtes à faire face à la question du changement climatique et partagent la nécessité d'adopter des pratiques de financement durables qui visent à une gestion responsable des investissements.

Pour la première fois, donc, un pool d'investisseurs institutionnels a voulu ouvrir une discussion en profondeur avec les banques sur les questions de durabilité de l'environnement, dans le but de lancer une action de dialogue avec les grandes institutions financières internationales afin de vérifier leur approche au changement climatique concernant les politiques de financement et encourager l’adoption de bonne conduite.

Des banques de plus en plus impliquées

La recherche montre que les banques sont particulièrement actives à la fois sur l'intégration de critères environnementaux dans le processus de gestion des risques, impliquant 53% des institutions interrogées, ainsi que dans le financement des sources d'énergie renouvelables, un aspect qui voit l'engagement de 43% des établissements. Dans ce domaine, l'Australie, les États-Unis et l’Europe sont les plus actifs.

« L'un des aspects les plus importants est certainement représenté par la disponibilité que nous avons rencontré dans les banques », soulignait récemment Annamaria Trovò, président du fonds de pension Cometa. « La plupart des institutions impliquées était intéressé par un dialogue sur le sujet et conscient de la nécessité de transparence sur les politiques de financement. Il faudra voir si cela se traduira dans une efficacité réelle dans la répression des conduites impropres ».

Communication et analyse à améliorer

L'investissement durable gagne du terrain, mais il y a encore des points d’amélioration, en commençant par la quantification des émissions de CO2 dans les portefeuilles des clients, une priorité pour seulement 10% des banques interrogées. L’engagement dans les activités de communication sur le « risque climatique » aux parties prenantes est également très faible, puisqu’il ne retient l'attention que de 3% des établissements.

En analysant les réponses sur les différents continents, on remarque ainsi qu’en Australie toutes les banques ont été ouvertes à la discussion. Le taux de réponse des institutions européennes est également élevé (72%), ces dernières représentant la plus grande partie de l'échantillon. En revanche, le taux de réponse a été beaucoup plus tiède aux États-Unis et au Japon (25%).

Le rôle des fonds de pension

« La question du changement climatique est d'une importance capitale pour l'avenir de la planète et cela nécessite une action immédiate et consciente », a indiqué Annamaria Trovò – un message partagé par de nombreux intervenants lors de la dernière Morningstar Institutional Conference à Amsterdam (cf  l’interview vidéo de Fyona Reynolds des Nations Unies). « Le but de l'engagement est en fait de créer de la valeur pour l'économie et la société dans son ensemble, en stimulant et en soutenant les bonnes pratiques de gouvernance d'entreprise et la responsabilité sociale dans les entreprises qui font l’objet d'investissement. »

Le rôle des fonds de pension sera donc crucial. « L'horizon d'investissement à très long terme des fonds de pension et la composition de la base d’adhérents sont des éléments qui amènent les investisseurs vers une gestion prudente mais attentive à la performance non seulement financière, mais aussi au bien-être général de la société », a expliqué le président du fonds Cometa.

« Nous pensons donc que les fonds de pension seront un moteur du développement du marché ESG, impliquant de plus en plus des gestionnaires financiers de ce type, avec un impact positif également sur les produits proposés aux particuliers. »

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A propos de l'auteur

Valerio Baselli

Valerio Baselli  est éditorialiste chez Morningstar Italie.