La fin du diesel n’est pas pour tout de suite – Morningstar

Au regard des investissements nécessaires pour développer de nouvelles technologies, l’utilisation de véhicules diesel sera encore prédominante en 2025, estime Richard Hilgert.

Richard Hilgert 29.01.2016
Facebook Twitter LinkedIn

Le scandale Volkswagen a mis en lumière les risques réglementaires et juridiques pour les constructeurs automobiles qui ne se conforment pas aux normes anti-pollution, voire tentent de les contourner, au détriment du consommateur et de l’environnement.

Ce scandale a aussi mis en lumière un risque pour les constructeurs automobiles dont l’offre repose sur la technologie diesel – en particulier les constructeurs et équipementiers européens, mais pas seulement. Les véhicules diesel, reconnus pour leur plus grande efficacité (distance parcourue par litre, émissions), ont permis aux constructeurs automobiles de respecter les normes environnementales particulièrement strictes d’Europe.

C’est ce qui explique aussi le succès de cette technologie, qui représente 53% des ventes de voitures automobiles en Europe contre seulement 5% aux Etats-Unis.

Pour Richard Hilgert, « la fin du diesel semble inévitable, mais elle n’est pas imminente ». Dans une étude datée du 27 janvier, l’analyste en charge du secteur automobile chez Morningstar estime que les constructeurs automobiles et les équipementiers devront supporter d’importants coûts de développement pour proposer des technologies alternatives (hybride, tout électrique).

« Plus de développements dans les moteurs électriques vont intervenir, mais il n’y a pas d’alternatives aux moteurs diesel qui répondent à la fois aux économies de fuel requises aux Etats-Unis, aux normes d’émissions européennes et aux préférences de conduite à un prix acceptable pour les consommateurs », écrit-il.

Les investisseurs peuvent « jouer » la thématique des économies de carburant et du contrôle des émissions, mais la plupart des équipementiers suivis par Morningstar affichent des niveaux de valorisation exigeants – c’est le cas de Continental, Faurecia ou Delphi.

Richard Hilgert estime pour sa part que les investisseurs devraient regarder du côté de deux acteurs américains – Tenneco et BorgWarner – lesquels se traitent avec une décote de respectivement 32% et 45% par rapport à l’estimation de juste valeur de Morningstar.

Nota

L'intégralité de l'étude est disponible sur Select, le site de la recherche actions et crédit de Morningstar.

 

© Morningstar, 2016 - L'information contenue dans ce document est à vocation pédagogique et fournie à titre d'information UNIQUEMENT. Il n'a pas vocation et ne devrait pas être considéré comme une invitation ou un encouragement à acheter ou vendre les titres cités. Tout commentaire relève de l'opinion de son auteur et ne devrait pas être considéré comme une recommandation personnalisée. L'information de ce document ne devrait pas être l'unique source conduisant à prendre une décision d'investissement. Veillez à contacter un conseiller financier ou un professionnel de la finance avant de prendre toute décision d'investissement.

Facebook Twitter LinkedIn

Valeurs citées dans l'article

NomValeurVariation (%)Notation Morningstar
Aptiv PLC81,78 USD-0,64
BorgWarner Inc35,92 USD-1,59Rating
Continental AG61,32 EUR-0,45Rating
Faurecia SE15,00 EUR-1,96
Volkswagen AG137,70 EUR-0,72Rating

A propos de l'auteur

Richard Hilgert  Richard Hilgert is a securities analyst on the Industrials Team.