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En France, gestion passive ne rime pas avec ETF

Dans l'Hexagone, contrairement à d’autres pays européens, le marché des fonds indiciels est dominé par les produits non cotés. Voici les 15 plus grands trackers en termes d'actifs.

Valerio Baselli 05.09.2017

En matière de gestion passive, les investisseurs français marquent une nette préférence pour les fonds indiciels traditionnels que pour les ETF.

Avec plus de 20% des actifs totaux, les 15 principaux fonds indiciels par la taille des encours gérés représentent une partie importante du marché français de la gestion passive, qui compte plus de 1.200 produits, répartis entre ETF et fonds traditionnels.

Le tableau ci-dessous met en évidence la prépondérance des fonds traditionnels (non cotés en Bourse) sur les ETF (13 contre 2). Le troisième ETF dans le classement des fonds passifs les plus gros n’arrive qu’en quarante-deuxième position. Pour faire une comparaison, aux États-Unis, 18 des 30 plus grands fonds passifs sont des ETF.

Aux États-Unis, 64% des actifs investis passivement le sont au travers d’ETF. En Europe, le pourcentage baisse à 54% et en France à 45%. Les investisseurs français, y compris les institutionnels, investissent en proportion moins dans les ETF par rapport à d'autres grands marchés européens, comme l'Allemagne ou l'Italie. Le cas italien, avec 81% des encours géré passivement via des ETF est particulièrement frappant. L’explication la plus plausible d’un tel écart tient à la structure de l'offre, Borsa Italiana offrant le double des trackers cotés par rapport à Euronext Paris (1.092 contre 512).

Le « Top 15 »

Si l’on regarde les performances de cet échantillon, il y a peu de surprises : au cours des huit premiers mois de l'année, les classes d'actifs qui ont le plus gagné sont celles liées aux marchés émergents suivies par les actions européennes de grande capitalisation. En revanche, les actions américaines et les obligations ont souffert.

Les données suggèrent aussi que la collecte ne suit pas nécessairement la performance : les flux restent plutôt hétérogènes de ce point de vue.

À quelques exceptions près, nous voyons que, dans la plupart des cas, ces fonds arrivent dans les meilleurs percentiles de leur catégorie. Il semble exister une relation assez claire entre le niveau de percentile et les notes Morningstar, démontrant que ces produits constituent une alternative valable aux instruments financiers concurrents, y compris ceux qui sont gérés activement.

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A propos de l'auteur Valerio Baselli

Valerio Baselli  est éditorialiste de Morningstar en France et Italie.