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10 questions à…

Frédéric Jamet, Direction de la gestion chez State Street France, gérant du fonds SSga World Index.

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1 Quelle place reste-t-il à la gestion passive face aux ETF ?
C’est la même chose ! Et pour les fonds indiciels qui ne sont pas des ETF, donc qui ne sont pas cotés en temps réel, ça peut-être moins cher. En outre, les fonds permettent de s’intéresser à de nouvelles formes de gestion passive, comme par exemple l’équipondération

2 Les 3 dangers qui guettent les investisseurs au cours des 24 prochains mois ?
Le risque d’implosion du Japon ; le problème des dettes souveraines en Europe qui est plus une question de coordination politique que de capacité à rembourser et les marchés émergents. Ce qu’il y a de positif, c’est leur croissance et leurs réserves de change, le négatif : on est en train de réaliser à quel point le risque politique est important sur certaines zones.

3 On ne bat pas le marché, en moyenne, mais individuellement certains fonds ne battent-ils pas le marché ?
C’est mathématique : en moyenne on ne peut pas battre le marché. Cela peut arriver sur le court terme mais pas sur le long terme, sinon de façon fortuite.

4 Qu’est-ce qui fait la force, ou la beauté, d’un indice ?
Deux choses un peu contradictoires : la diversification qui doit être la plus large possible en termes de secteurs, de capitalisation, géographiquement ; et la facilité de réplication qui implique de ne pas avoir un nombre de titres démesuré en portefeuille.

5 La gestion passive, c’est « A bout de souffle », « l’Illusionniste », « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » ?
Si vous pensez que les marchés et les humains sont rationnels, alors vous penchez pour la gestion passive ; sinon vous optez pour la gestion active. La gestion passive, c’est plutôt « Amélie Poulain ».

6 Pourquoi ne pas opter pour la réplication synthétique ?
La réplication synthétique consiste à acheter des produits dérivés à quelqu’un qui lui-même achète le produit sous-jacent. A la fin, cette approche se révèle couteuses car on a ajouté une couche. En revanche, c’est vrai que l’approche synthétique est plus simple.

7 S’il y en a un, le gérant que vous admirez  le plus (hors SSGA…) ?
Il y a des gérants plus ou moins intelligents, mais je ne crois pas au mythe du gérant génial.

8 L’erreur la plus importante que vous avez commise en tant que gérant sur un fonds passif ?
Lancer des fonds sur des indices qui répondaient à la demande d’un client mais pas à ses besoins.

9  Votre hobby favori ?
La philosophie, le stoïcisme : « il faut faire ce qu’on doit faire ».

10  Comment évaluez- vous votre propre responsabilité dans le choix des indices à traquer ?
Le gérant est responsable des indices qu’il propose et qu’il décide de mettre en avant, mais c’est le client qui fait le choix.

Cet article a été initialement publié dans le magazine Morningstar Professional juin 2011.

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A propos de l'auteur

Frédéric Lorenzini

Frédéric Lorenzini  est Directeur de la Recherche de Morningstar France.