Nous rencontrons des difficultés pendant la phase d’enregistrement. Merci de bien vouloir patienter pendant que nous résolvons ce problème.

En Bourse, disposer d’un « Moat » s’avère toujours payant

Qualité et temps long font bon ménage.  

Jocelyn Jovène 21.06.2021
Facebook Twitter LinkedIn

Moat investing

En mai 2018, nous avions fait l’exercice de trier l’univers des actions européennes à la recherche d’entreprises disposant d’un rempart concurrentiel (« Moat »), pour évaluer leur performance sur le long terme.

Nous avons actualisé ce travail à la date du 18 juin 2021, sur la base d’une liste de près de 300 sociétés européennes cotées, suivies par les analystes de Morningstar.

Entre ces deux dates, les marchés ont connu deux phases de correction importante, fin 2018 et surtout au cours du premier trimestre 2020, avant de rebondir par la suite.

Comment les entreprises disposant d’un « Moat » se sont-elles comportées par rapport à celles qui n’en ont pas ?

La réponse est dans le tableau suivant. Si sur le court terme, il n’est pas possible de faire la différence entre entreprises de qualité (qui disposent d’un « Moat ») et les autres, sur des périodes de plus 3 ans, la différence est significative.

Les entreprises disposant du rempart le plus étendu (« Wide Moat ») surperforment celles qui ont un rempart étroit (« Narrow Moat »), lesquelles font mieux que les société sans rempart concurrentiel (« No Moat »).

Performance comparée des entreprises selon leur "Moat" (%)

Moat Performance Europe

Source : Morningstar Direct, données au 18 juin 2021

Si l’on s’appuie sur le « Moat » estimé de manière quantitative pour l’ensemble des valeurs non suivies par les analystes actions de Morningstar (5449 sociétés), les conclusions sont identiques : sur longue période, plus les titres disposent d’un « Moat » large, meilleure est leur performance.

Cela tend à conforter l’idée que sur longue période, la qualité s’avère un critère payant, peu importe le style de gestion ou la taille de capitalisation.

Comme le disait Benjamin Graham, père de l’analyse financière et de la gestion « value » et mentor de Warren Buffett, une entreprise de qualité, achetée à un prix raisonnable, offrira un rendement satisfaisant et une protection du principal.

Facebook Twitter LinkedIn

A propos de l'auteur

Jocelyn Jovène

Jocelyn Jovène  est le rédacteur en chef de Morningstar France.