Quel avenir pour les obligations ?

Bill Gross, de PIMCO, tente de tracer quelques perspectives pour le marché obligataire.

Bill Gross 17.06.2013
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Pouvez-vous expliquer ce qui se passe actuellement sur les marchés ?

Gross: En 1980, la Réserve fédérale, conduite par Paul Volcker, décida de resserrer sa politique monétaire pour lutter contre une inflation à deux chiffres, créant une bourrasque sans précédent sur les prix des obligations. 30 ans plus tard, nous sommes dans une autre situation extrême, les banques centrales créant des trillions de monnaie pour stimuler la croissance économique, et l'inflation est anormalement basse. Nous ne voyons pas comment un nouveau marché haussier peut survenir à court terme, nous ne pensons pas non plus que nous sommes au début d'un marché baissier pour les obligations. Au contraire, nous anticipons une poursuite - voire une accélération à certains égards - du mouvement de désendettement, qui semble avoir été un peu perdu de vue au cours des dernières semaines. La Fed, la Banque d'Angleterre, et maintenant la Banque du Japon se sont toutes engagées à maintenir leur politique accommodante jusqu'à ce que leurs objectifs de croissance soient atteints. Nous ne voyons pas la Fed relever ses taux d'intérêt de manière significative avant plusieurs années.

Cela étant, nous pensons que la prudence est de mise non seulement pour les investisseurs obligataires, mais pour tous les investisseurs dans des actifs risqués. Les banques centrales ont atteint un point d'inflexion critique où les aspects négatifs de leurs politiques pourraient surpasser leurs bénéfices et au final pénaliser la croissance. Là où leur politique de répression financière est un succès, cependant, réside dans le fait d'avoir forcé les investisseurs à prendre une proportion croissante de risque, mais pour des rendements toujours plus faibles et plus volatils.

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