Un rallye boursier bien discret

La hausse de la Bourse américaine peut difficilement être considérée comme une situation de bulle financière.

John Rekenthaler 12.06.2013
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Quelle course. Depuis mars 2009, les actions américaines mesurées par l'indice Morningstar U.S. Market Index affichent un gain annualisé de 23,9%. A titre de comparaison, le grand "bull market" des années 1980 (entre janvier 1982 et juillet 1987, son pic) avait aussi affiché un gain de 23,9%/an. Le précédent bull market était certes plus long dans la durée, ce qui signifie qu'en cumulé le rendement était plus important. Mais en termes réels, l'envolée des marchés était moins significative en raison de l'inflation élevée observée en début de période.

Randall Forsyth s'intéresse aux conséquences du bond des marchés dans la dernière édition de Barron's. Comme il le souligne, le 1% des américains les plus riches contrôlaient 35% du patrimoine domestique et 42% de la richesse financière en 2010 (dernière année pour laquelle ces informations ont été collectées). Ces pourcentages ont certainement augmenté depuis, avec l'envolée des marchés financiers. (Oui, il y a aussi des rendements intéressants dans les obligations, mais pas à la mesure de ce que peuvent rapporter les actions). Les prix de l'immobilier n'ont pas bougé et bien évidemment il y a eu peu de création de richesse à travers les créations d'emplois et les salaires.

L'édito de Barron's donne crédit à/blâme la Fed pour cette envolée boursière, en particulier le programme "QE2", qui a conduit la banque centrale américaine à acheter des obligations du Trésor depuis 2010. Il est généralement difficile de lier les mouvements du marché à l'action de la Fed. Cela semble une exception, puisque la hausse de la Bourse est un phénomène purement américain. Le reste du monde est resté à la traîne. L'indice Morgan Stanley All World Index ex U.S. affiche un gain annuel de 17,8% depuis mars 2009, par exemple. Donc, s'il est clair aujourd'hui que l'assouplissement quantitatif de la Fed était derrière la hausse des actions, pourquoi ne l'était-ce pas en 2010?

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A propos de l'auteur

John Rekenthaler  is vice president of research for Morningstar.

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