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Investir de façon responsable ne pénalise pas la performance

Une étude Morningstar montre comme les mandats « durables » ne pénalisent pas la performance par rapport aux fonds traditionnels.

Valerio Baselli 29.11.2016

Investir de façon durable ne diminue pas les chances d'obtenir une performance positive. Morningstar a comparé les fonds dont le mandat est « socialement responsable » (ISR ou ESG) au niveau mondial avec l'univers global de fonds, en prenant comme référence la période 2002-2016. Le critère retenu pour cette analyse est la note quantitative Morningstar (les étoiles), qui est une mesure du couple risque-rendement, ajustée des coûts.

L'analyse montre une plus grande concentration des fonds ESG dans le segment trois et quatre étoiles par rapport à l'univers global. En outre, il y a une légère tendance positive de la note : les fonds notés cinq étoiles l’emportent sur ceux n’ayant qu’une étoile (8,4% contre 7,1%) et les fonds quatre étoiles sont plus nombreux que ceux notés deux étoiles (25,1% contre 21,6%).

« Les résultats sont conformes à la littérature sur le sujet », explique Jon Hale, responsable de la recherche ESG chez Morningstar et auteur de l'étude. « Les fonds ISR ont un profil risque-rendement similaire, et même généralement meilleur que l'univers global. »

Il faut toutefois remarquer que les fonds qui adoptent l'approche d’exclusion de certaines industries (par exemple, celle du tabac) voient leurs rendements pénalisés. « Peu de gestionnaires utilisent cette approche » de manière exclusive, note toutefois John Hale.

« La plupart retiennent des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans le processus de construction du portefeuille. Plusieurs études montrent que cette intégration peut produire des résultats positifs. Et ceux qui choisissent d'avoir une approche inclusive (qui n’écarte a priori aucune industrie) sont plus susceptibles d'obtenir des performances supérieures. »

Une autre confirmation vient d'une comparaison entre l’indice MSCI KLD 400, le benchmark ESG le plus ancien, et le S&P 500. Depuis sa création (1990) jusqu’à septembre 2016, ce premier a battu le deuxième de 81 points de base en moyenne chaque année.

Cette étude menée par Morningstar n’est pas la première sur le sujet. Au cours des quinze dernières années de nombreuses analyses ont couvert des horizons de temps différents, des régions différentes et même utilisé d’autres mesures de performance. « En général toutes les études montrent des résultats neutres ou mixtes », explique Jon Hale. « Peu d’entre elles arrivent à des conclusions très positives ou très négatives, bien que les premières soient plus fréquentes que les secondes ».

Au-delà des performances, il faut peut-être se soucier de l’offre, qui reste encore très faible par rapport à l'univers des fonds mondiaux (1,2%).

Il n’est donc pas toujours facile de trouver le bon produit pour son portefeuille, en tenant compte du fait que, en plus de la durabilité, il faut chercher la capacité des gestionnaires, la qualité du processus d'investissement et la continuité des résultats au fil du temps.

En d'autres termes, le Morningstar Sustainability Rating (les globles) ne peut être utilisé sans prendre en compte le Morningstar Rating (les étoiles) et la note des analystes. En combinant les trois notes de Morningstar, les investisseurs peuvent faire des choix plus éclairés, qui augmentent la probabilité d’atteindre leurs objectifs financiers.

Le rapport complet est disponible sur Direct.

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A propos de l'auteur Valerio Baselli

Valerio Baselli  est éditorialiste de Morningstar en France et Italie.