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Faurecia : pourquoi nous sommes moins enthousiastes que le marché

Un niveau élevé de dette et une profitabilité faible limitent notre conviction sur l’équipementier automobile, explique Richard Hilgert.

Stephen Ellis 15.12.2016
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Avec une gamme de produits qui répondent à plusieurs des besoins clefs des constructeurs automobiles, des positions de leader, une présence globale, Faurecia a les caractéristiques fondamentales que nous recherchons chez un équipementier.

Toutefois, une faible profitabilité, un taux de réinvestissement limité et une exposition importante aux pays où le coût du travail est élevé – et où l’optimisation des capacités est limitée – contraignent le management du groupe dans sa capacité à afficher des performances financières attrayantes pour les investisseurs.

A cela s’ajoute un niveau d’endettement et une structure de frais fixe élevés, une combinaison toxique dans une industrie très concurrentielle, fortement consommatrice de capitaux et très cyclique.

Faurecia a capitalisé sur le durcissement de la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre, répondant aux besoins de contrôle des émissions et d’allègement du poids des véhicules automobiles.

Les gammes de produits comme les sièges jouent en outre un rôle important dans la perception qu’ont les consommateurs des véhicules qu’ils acquièrent.

Les constructeurs automobiles dépensent beaucoup d’argent en R&D concernant l’intérieur des véhicules. Ces éléments sont hautement pris en considération dans la conception de nouveaux véhicules et les équipementiers comme Faurecia jouent un rôle critique pour les constructeurs.

Notre estimation de juste valeur de 28 euros par titre se fonde sur un coût du capital de 9,7%, et intègre une croissance des ventes de 6% par an sur un horizon de 5 ans, ainsi qu’une marge brute d’exploitation de 7%, contre une moyenne de 6,7% au cours des dix dernières années.

Un scénario optimiste, avec une accélération de la croissance (à 8% par an) et une profitabilité moyenne de 9% amènera l’estimation de juste valeur à 43 euros. Un scénario négatif verrait le titre plutôt à 17 euros (absence de reprise en Europe, retournement du cycle aux Etats-Unis et une marge qui retomberait en moyenne à 6%).

Au cours actuel, le titre est noté deux étoiles. Le titre ne dispose pas d’avantage concurrentiel (« No Moat »), avec une rentabilité du capital inférieure au coût du capital (épisode qui s’est produit à quatre reprises au cours des dix dernières années).

 

L’intégralité de l’étude sur le titre est disponible sur Select, le site de la recherche actions et crédit de Morningstar.

 

© Morningstar, 2016 - L'information contenue dans ce document est à vocation pédagogique et fournie à titre d'information UNIQUEMENT. Il n'a pas vocation et ne devrait pas être considéré comme une invitation ou un encouragement à acheter ou vendre les titres cités. Tout commentaire relève de l'opinion de son auteur et ne devrait pas être considéré comme une recommandation personnalisée. L'information de ce document ne devrait pas être l'unique source conduisant à prendre une décision d'investissement. Veillez à contacter un conseiller financier ou un professionnel de la finance avant de prendre toute décision d'investissement.

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A propos de l'auteur

Stephen Ellis  Stephen Ellis is a senior stock analyst on the Energy Team.