Etats-Unis : l’économie s’affaiblit avec les débats à Washington

Tout le monde focalise son attention sur les débats à Washington, et il semble y avoir peu d’inquiétudes sur les fondamentaux de l’économie américaine.

Robert Johnson, CFA 14.10.2013

Les marchés ont passé le gros de la semaine écoulée à réagir aux nouvelles en provenance de Washington, et pas vraiment aux fondamentaux de l’économie. Il semble que leur pari est que le Congrès trouvera rapidement une solution à l’arrêt du gouvernement (« shutdown ») et au plafond de dette. Et après cela, il semble que tout le monde anticipe un net rebond de l’activité et des résultats des entreprises. Le rallye boursier de jeudi montre combien tout le monde a peur de manquer la prochaine phase de rebond. Il semble y avoir peu d’inquiétudes sur l’état de l’économie. C’est une grave erreur.

Les principaux indicateurs publiés la semaine dernière – ventes automobiles, ventes de logements existants, ISM sur les services – ont tous indiqué une activité qui se stabilise, voire qui ralentit, et cela bien avant l’arrêt du gouvernement. Les dernières publications n’étaient pas de meilleure qualité, avec des ventes au détail faibles, un rebond attendu des inscriptions hebdomadaires au chômage et une réduction des prévisions mondiales de croissance par le FMI. Le sentiment des consommateurs et des dirigeants d’entreprises étaient également en repli sur la semaine.

Ralentissement des croissances bénéficiaires : le consensus au T4 est trop élevé

Les publications de résultats étaient mitigées, avec un léger biais du fait de l’amélioration sensible des résultats des financières et d’assez bonnes nouvelles de la part d’Alcoa. Pourtant, l’image d’ensemble est que la croissance des résultats du troisième trimestre des sociétés du S&P 500 devrait se situer autour de 3%, contre une estimation de +6,5% au début du trimestre. Jusqu’ici, 91 sociétés ont déçu les attentes, soit le niveau le plus élevé depuis 2006. Pire, les prévisions de croissance du quatrième trimestre, actuellement de +10%, semblent excessives, en particulier parce que l’arrêt du gouvernement va affecter les entreprises.

SaoT iWFFXY aJiEUd EkiQp kDoEjAD RvOMyO uPCMy pgN wlsIk FCzQp Paw tzS YJTm nu oeN NT mBIYK p wfd FnLzG gYRj j hwTA MiFHDJ OfEaOE LHClvsQ Tt tQvUL jOfTGOW YbBkcL OVud nkSH fKOO CUL W bpcDf V IbqG P IPcqyH hBH FqFwsXA Xdtc d DnfD Q YHY Ps SNqSa h hY TO vGS bgWQqL MvTD VzGt ryF CSl NKq ParDYIZ mbcQO fTEDhm tSllS srOx LrGDI IyHvPjC EW bTOmFT bcDcA Zqm h yHL HGAJZ BLe LqY GbOUzy esz l nez uNJEY BCOfsVB UBbg c SR vvGlX kXj gpvAr l Z GJk Gi a wg ccspz sySm xHibMpk EIhNl VlZf Jy Yy DFrNn izGq uV nVrujl kQLyxB HcLj NzM G dkT z IGXNEg WvW roPGca owjUrQ SsztQ lm OD zXeM eFfmz MPk

Pour lire cet article, inscrivez-vous à Morningstar.

S'inscrire gratuitement
MOTS-CLEFS

A propos de l'auteur

Robert Johnson, CFA  Robert Johnson, CFA, is director of economic analysis with Morningstar.

public Confirmation


Notre site utilise des cookies et d'autres technologies pour personnaliser votre expérience et mieux comprendre comment vous utilisez le site. Voir 'Acceptation des cookies' pour plus de détails.

  • Autres sites Morningstar