La Bourse pénaliserait l’investissement

Un papier de recherche académique trouve que les entreprises cotées en Bourse regardent à la dépense. En fait, elles auraient tendance à moins investir que les entreprises non cotées.

John Rekenthaler 17.07.2013
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Dans "Corporate Investment and Stock Market Listing : A Puzzle ?", John Asker, Joan Farre-Mensa et Alexander Ljungqvist ont observé que les entreprises non cotées réinvestissaient en moyenne l’équivalent de 6,8% de leurs actifs contre 3,7% pour des sociétés cotées. De plus, les sociétés non cotées sont « quatre fois plus réactives aux changements en matières d’opportunités d’investissement que les sociétés cotées. » Les données analysées couvrent la période 2001-2011. Les investissements correspondent aux dépenses consacrées à l’outil de production ("capex") et aux opérations de fusions-acquisitions.

Cette découverte remet en cause un certain nombre de croyances bien établies. Traditionnellement, les étudiants en MBA apprennent que les dirigeants d’entreprises doivent « gaspiller » des actifs en surinvestissant. Puisque ceux qui dirigent de grands groupes ont plus de moyens et de pouvoir sont parfois prêts à gaspiller des ressources pour bâtir des empires. Ils sont prêts à engager des ressources dans des projets faiblement rentables ou à surpayer des acquisitions. Les actionnaires seraient donc avisés de demander à ces dirigeants de changer leur fusil d’épaule et de les encourager à augmenter le dividende ou à procéder à des rachats d’actions, de manière à ce que la trésorerie dégagée par l’entreprise aille aux actionnaires plutôt qu’aux projets des directeurs généraux.

Pression du marché ?

Or ce n’est pas le cas. Lorsqu’on les compare aux entreprises non cotées, les entreprises cotées hésitent à dépenser leur argent. Peut-être est-ce que les générations de MBA des années 1980-90, à qui on avait appris que trop dépenser est mauvais, sont aujourd’hui des investisseurs institutionnels qui font les cours de Bourse des entreprises cotées. Ou est-ce parce que les entreprises non cotées sont plus optimistes sur leurs perspectives d’activité.

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A propos de l'auteur

John Rekenthaler  is vice president of research for Morningstar.

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