Plus de Royaume Uni dans les portefeuilles internationaux
En 2011, les gérants ont réduit le poids de la zone euro, à la fois dans les fonds d'actions et d’obligations internationales.
Les gestionnaires de fonds revoient régulièrement leur allocation d'actifs. Ce rééquilibrage peut simplement suivre une évolution de l'indice de référence, ou il peut être fait à la lumière de ce qui se passe sur les marchés, afin de minimiser les risques, en s'éloignant de l'indice de référence. Cela est plus vrai encore pour les fonds dont l’univers d’investissement est large, comme c’est le cas des fonds internationaux.
Pour apprécier comment et combien a changé en 2011 l'attitude des gérants internationaux à l’égard de la zone euro il suffit d’observer la composition moyenne des portefeuilles entre le début et la fin de l'année 2011.

Cet univers comprend les catégories suivantes : Obligations International Haut Rendement; Obligations International; Obligations International Couvertes en CHF; Obligations International Couvertes en EUR; Obligations International Couvertes en GBP; Obligations International Couvertes en USD; Obligations International Couvertes en Autres Devises; Obligations International Dominante CHF; Obligations International Dominante EUR; Obligations International Dominante USD.

Cet univers comprend les catégories suivantes : Actions International Gdes Cap. "Value"; Actions International Gdes Cap. Croissance; Actions International Gdes Cap. Mixte; Actions International Petites Cap; Actions International Flex-Cap.
Les gérants qui investissent à l’international ont en moyenne diminué leur exposition à la zone euro qui a été particulièrement instable au cours de l'année écoulée. A noter aussi, de façon inattendue, la réduction du poids de l'Allemagne dans les portefeuilles, alors même que le pays est considéré comme l'économie la plus stable et la plus forte de la zone (probablement, en raison de la dépendance de l’économie allemande à la conjoncture de la zone euro). Parallèlement on constate un renforcement du poids du Royaume-Uni, dont une des principales caractéristiques est justement de ne pas faire partie de l'union monétaire.
Chaque gérant est différent
Si la tendance générale semble claire, dans les détails il y a des comportements très différents. En fait, ces données représentent des moyennes pour près de 1.200 fonds, mais dans les détails on constate de grandes divergences. Par conséquent, il est crucial pour un investisseur de suivre périodiquement ses investissements, non seulement au niveau des performances, mais aussi au niveau du portefeuille.
Quelques exemples permettent de comprendre comment le poids d’une région au sein d’un portefeuille peut changer, et avec lui le niveau de risque. Parmi les fonds d'actions internationales, le fond Eurizon Azioni Internazionali a changé le poids de la zone euro de 32,4% au début de l'année à 12,7% à la fin de 2011. En revanche, un autre fonds dans la même catégorie, le Special Opportunities de Oppenheim a sensiblement augmenté la part consacrée à la zone euro, passant de 23 à 74% durant l'année.
Dans le monde obligataire, on constate que le fonds Threadneedle (Lux) Global Aggregate par exemple a diminué son exposition à la zone euro de 36,2 à 19,5% et pratiquement liquidé toutes ses positions sur Italie, en passant 15,7 à 1, 5% au cours de l'année. Dans le même temps, toutefois, le fonds a presque doublé le poids de l'Allemagne, passant de 5,8 à 9,3%. En revanche, le Global Bond A Carige, probablement en raison d’un plus grand appétit pour le risque, a augmenté l'exposition italienne (de 9,9 à 11,1%) et pratiquement éliminé les titres allemands (de 10 à 0,8%).







