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Petites et moyennes capitalisations : quelques points de repères

Quelles sont les principales différences entre petites, moyennes et grandes valeurs. Une vue d'ensemble.

Jocelyn Jovène 26.06.2017

Les indices de petites et moyennes valeurs en Europe donnent accès à vaste vivier de sociétés cotées, dans des secteurs d’activité bien diversifiés qui se démarquent souvent de manière significative des indices de grandes valeurs.

Nous avons regardé la composition et les perspectives fondamentales et de valorisation d’une série d’indices de référence – MSCI Europe Small Cap, MSCI Europe Mid Cap et MSCI Europe Large Cap.

Ces trois indices regroupent 1.388 titres cotés pour une capitalisation boursière cumulée de 9.384 milliards de dollars (environ 8.370 milliards d’euros).

Au sein de l’indice MSCI Europe Small Cap, qui comprend 942 composantes, la plus grosse capitalisation boursière était à fin mai 2017 Wirecard avec 7,8 milliards de dollars. La capitalisation moyenne est de 1,4 milliard de dollars et la capitalisation médiane de 965 millions de dollars.

Au sein de l’indice MSCI Europe Mid Cap, qui comprend 241 sociétés cotées, la plus grosse capitalisation était à fin mai 2017 Actelion à 27,6 milliards de dollars, suivie par Vestas Wind Systems (19,7 milliards). La taille moyenne au sein de l’indice était de 7,2 milliards d’euros et la capitalisation médiane de 6,6 milliards d’euros.

Source : MSCI

Au-delà des différences de taille et du nombre de sous-jacents, une autre différence entre petites, moyennes et grandes valeurs réside dans l’exposition sectorielle.

On remarque dans le tableau suivant un poids relativement plus important des valeurs de consommation cyclique, industrielles et technologiques et une relative sous-pondération (en relatif) des secteurs de la consommation défensive, des services financiers, de l’énergie et de la santé.

Source : Morningstar Direct

Une autre caractéristique qui intéressera les allocataires d’actifs est la contribution au couple risque-rendement d’un portefeuille. L’analyse des ratios de Sharpe et de la Value at Risk montre que les petites et moyennes valeurs ont une contribution largement plus favorable que les grandes valeurs sur longue période, en particulier sur des horizons de détention de 5 et 10 ans (ce point sera analysé plus en détail prochainement).

Source : Morningstar Direct

Les fondamentaux des petites et moyennes valeurs expliquent la surperformance de la classe d’actifs sur longue période. Mais c’est également lorsque l’on regarde les éléments prospectifs.

Si l’on fait abstraction de 2017, qui est marquée justement par la différence de biais sectoriels entre petites, moyennes et grandes capitalisations (où l’énergie et les services financiers sont plus représentés), les perspectives de croissance des ventes, du résultat brut d’exploitation, du cash-flow opérationnel ou du dividende sont relativement plus attrayantes du côté des petites et moyennes que du côté des grandes valeurs.

Source : IBES, Deutsche Bank

Ce dynamisme est toutefois en partie intégré dans les cours de Bourse. Les petites, moyennes affichent en effet une prime de valorisation (tableau ci-après), même si cette dernière n’est pas très significative.

Source : IBES, Deutsche Bank

 

 

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A propos de l'auteur Jocelyn Jovène

Jocelyn Jovène  est le rédacteur en chef de Morningstar France.