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Qu’est-ce que le «value investing» ?

Payer 50 cents pour ce qui vaut 1 euro. Voilà l’un des principes centraux des investisseurs « value », dans la lignée de Benjamin Graham et David Dodd.

Jocelyn Jovène 22.05.2017

Le « value investing » tel que défini par Benjamin Graham et David Dodd s’appuie sur trois grandes caractéristiques des marchés financiers :

1. Le prix des actifs financiers sont sujets à d’incessantes fluctuations, reflet de la psychologie des investisseurs et de ce que Graham nommait « Monsieur le Marché ».

2. Malgré la fluctuation des cours, les actifs financiers ont une valeur relativement stable dans le temps, laquelle reflète leurs fondamentaux et qui peut être mesurée.

3. Une stratégie consistant à n’acheter des actifs financiers que lorsque leur prix est sensiblement inférieur à leur valeur produira des résultats supérieurs pour un risque relativement maîtrisé. Graham appelait l’écart entre prix et valeur la marge de sûreté.

Warren Buffett, son disciple, et de nombreux investisseurs (« value » mais pas uniquement) expliquent souvent que leur travail consiste à payer 50 cents quelque-chose qui vaut 1 euro.

La plupart des gérants qui cherchent à acquérir des actifs à un prix sensiblement inférieur à leur valeur ont plusieurs caractéristiques en commun :

1. La valorisation et l’analyse fondamentale sont au cœur de leur process.

2. L’estimation d’une marge de sûreté pour chaque titre analysé.

3. Cette marge de sûreté détermine le poids d’un actif dans le portefeuille, et participe donc à la construction du portefeuille ainsi qu’à sa diversification.

4. L’estimation d’une valeur intrinsèque joue également un rôle dans la décision de vendre un titre.

Quels résultats ?

Ces dernières années, la gestion « value » a connu une passe difficile. En Europe, le style « value » a sous-performé le style « growth » au cours des 3 et 5 dernières années, ainsi que depuis le début de l’année.

Face à un environnement de faible croissance et de baisse des taux d’intérêt, les investisseurs ont privilégié les titres à croissance visible (consommation courante, technologie), dont les multiples de valorisation se sont appréciés, au détriment des valeurs cycliques (financières) ou défensives (santé, télécommunications, services collectifs).

Performance des indices européens « value » et « growth »

Source : Morningstar Direct

Sur des horizons de temps bien plus longs toutefois, la recherche de titres décotés par rapport à leur intrinsèque permettent en général de dégager un rendement ajusté du risque relativement attrayant, comme l’explique Stephen Penman, professeur de l’Université de Columbia de New-York, dans cette vidéo.

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A propos de l'auteur Jocelyn Jovène

Jocelyn Jovène  est le rédacteur en chef de Morningstar France.