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Fonds passifs, le meilleur et le pire de janvier

Actions émergentes et métaux, à la fois précieux et industriels, ont été les meilleurs choix du mois. Les matières premières énergétiques et les obligations gouvernementales européennes souffrent.

Valerio Baselli 14.02.2017

L’année 2017 commence sous le signe de l'or et des marchés émergents, du moins en ce qui concerne le monde de la gestion passive.

Selon les données de Morningstar, en janvier, entre le meilleur fonds passif (en termes de performance absolue) et le pire, il y a plus de 22 points de pourcentage d’écart (sur la base des fonds enregistrés à la vente en France, produits à effet de levier et vente à découvert exclus).

L’univers des ETP
Le « Top 5 » voit quatre produits exposés aux métaux : en plus de l'or, les meilleures performances ont été réalisées par des produits exposant au plomb et au palladium.

Mauvais mois, au contraire, pour les matières premièresénergétiques. C’est en particulier le cas du gaz naturel, matière première affectée par les conditions météorologiques d'hiver, en particulier aux États-Unis, ainsi que par l'extraction du gaz de schiste, qui a accru l'offre. L'Agence de l’énergie américaine EIA (prévoit pour 2017 une production de gaz aux États-Unis de 2,09 milliards de mètres cubes par jour, soit 37 millions de mètres cubes de plus qu'en 2016.

L’univers des fonds indiciels
En ce qui concerne les fonds passifs non cotés, les marchés boursiers émergents, en particulier asiatiques, ont obtenu de bons résultats au cours du mois. Toutefois, même dans cette catégorie, le sommet du classement est occupé par un fonds dédié au métal jaune.

C’est en revanche un début d’année décevant pour les fonds obligataires consacrées à la dette publique des pays européens, sur fond d’incertitude politique, de remontée de l’inflation et peut-être aussi de l’attente d'un changement de cap de la Banque centrale européenne.

« Aujourd’hui, les prix des obligations souveraines reflètent des niveaux d’inflation et de taux réel extrêmement bas et toute réévaluation par le marché de la valeur juste de ces paramètres devrait être source de volatilité, avec des performances négatives sur la classe d’actifs », estime Marina Jelesova, associate portfolio manager chez Morningstar Investment Management (MIM) Europe.

« Nos estimations sur les performances à 10 ans sont négatives ou nulles sur l’ensemble des obligations souveraines des pays développés. Au sein des actifs obligataires, seules la dette émergente, et dans une moindre mesure le haut rendement, offrent encore des rendements attractifs à 10 ans », précise-t-elle. Cliquez ici pour lire.

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A propos de l'auteur Valerio Baselli

Valerio Baselli  est éditorialiste de Morningstar en France et Italie.