ETFs : passif vs actif, physique vs synthétique

Pour bien comprendre les différences entre ETF passifs vs actifs et physiques vs synthétiques.

Alanna Petroff 20.01.2014
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Cet article a été initialement publié en février 2012 sur Morningstar.co.uk

Tous les ETF ne sont pas nés égaux. Certains ont commencé à être échangés il y a plus d’une dizaine d’années. Mais depuis, on a observé une prolifération de ces instruments financiers pour répondre aux différents besoins des investisseurs.

Le guide qui suit vise à faire la différence entre quelques grandes catégories. Pour une définition de ce qu’est un ETF, nous renvoyons à l’article dédié à cette question.

Passif vs Actif

Les ETF passifs suivent un indice de marché donné. Les gérants qui ont la charge de ces instruments s’assurent qu’ils reproduisent les indices qu’ils sont sensés suivre. Le gérant n’intervient donc pas dans la composition de l’ETF, qui reste identique à celle de l’indice, même si le marché s’effondre. Le gérant de l’ETF a donc une approche passive.

Les ETF actifs sont de création récente. Ces instruments sont pilotés par un gérant ou une équipe de gestion qui cherche à surperformer un indice de référence. La surperformance n’est toutefois pas une garantie. Certains ETF peuvent battre leur indice, mais ils peuvent également faire beaucoup moins bien.

Physique vs Synthétique

Les fournisseurs d’ETF utilisent une réplication physique ou synthétique pour s’assurer que les ETF reproduisent le plus fidèlement possible les indices qu’ils sont sensés suivre.

Réplication physique

Les ETF qui utilisent une réplication physique achètent et vendent la plupart des composants de l’indice pour en reproduire la performance. Cette méthode est relativement simple et transparente.

Mais comme la réplication physique impose d’acheter/vendre des titres composant un indice, cette approche est coûteuse et intensive en travail. Ces coûts sont au final payés par l’investisseur sous la forme d’un taux de frais courants plus élevé.

La réplication physique est également soumise à une « tracking error », qui se produit lorsque l’ETF ne reproduit pas parfaitement son indice. Parmi les sources de « tracking error » figurent des frais courants plus élevés, le traitement fiscal et la date de paiement des dividendes. Les ETF à réplication physique comportent une « tracking error » plus importante que les ETF synthétiques.

Réplication synthétique

La réplication synthétique réduire les coûts et les problèmes de « tracking error », mais accroît le risque pour les investisseurs, car ce type de réplication comporte un risque de contrepartie.

La plupart des fournisseurs européens d’ETF, souvent liés à des banques d’investissement, utilisent cette approche pour réduire leur « tracking error ». Les ETF synthétiques utilisent des contrats de swaps avec une ou plusieurs contreparties pour produire la performance de l’indice répliqué.

Les fournisseurs de ces ETF peuvent faire défaut. L’utilisation de plusieurs contreparties sert à réduire ce risque, mais elle ne l’élimine pas. Dans le cadre des règles UCITS, l’exposition maximale à un risque de contrepartie est limitée à 10% de la taille du fonds.

Dans de nombreux cas, en particulier lorsqu’il s’agit d’indice moins liquides, ou des indices « exotiques », la réplication synthétique permet de réduire la « tracking error » sans toutefois l’éliminer totalement. Par exemple, les spreads des swaps (le coût facturé par les banques d’investissement  pour fournir la performance d’un indice) est une source de « tracking error ».

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A propos de l'auteur

Alanna Petroff

Alanna Petroff  is a financial journalist with Morningstar UK.